Avertissement : Estimation indicative, sans valeur officielle, calculée d'après la méthode publiée par l'Urssaf et non d'après la loi. L'Urssaf fait foi pour la cotisation, votre caisse d'assurance maladie suisse pour les primes. Le coût de la LAMal est hors franchise et quote-part. Le choix doit être fait dans les 3 mois et il est en général irrévocable. Aucune donnée saisie n'est envoyée ni conservée. Simulation indicative : elle ne remplace pas un conseil professionnel.
Date des barèmes : 13 octobre 2026
Hypothèses retenues
- Ce simulateur ne concerne que les frontaliers suisses qui résident en France, seuls à pouvoir choisir entre la LAMal et l'assurance maladie française (CMU/CNTFS). Les personnes qui résident en Suisse sont obligatoirement affiliées à la LAMal : ce simulateur ne les concerne pas. Il part de l'année 2027 et d'une année complète : aucun calcul au prorata des jours. Il ne demande ni résidence, ni nationalité, ni activité, ni où vous en êtes du choix. Si vous êtes déjà assuré, si le délai de 3 mois est dépassé, si vous avez une autre activité ou un autre permis, adressez-vous à l'administration concernée (Cpam, Urssaf, canton de travail).
- Trois informations seulement : votre revenu net annuel en francs suisses (salaire suisse net imposable), vos enfants à charge et la situation de votre conjoint(e) au regard de la Sécurité sociale française. Le revenu est converti en euros avec le taux de référence de la Banque centrale européenne (BCE) ; vous pouvez saisir votre propre taux, ou un taux manuel si celui de la BCE est indisponible.
- Cotisation française : l'article D380-2 du Code de la sécurité sociale la fixe à 8 % × (revenus moins 0,25 × le plafond annuel de la sécurité sociale), sans minimum ni plafond de cotisation. L'outil arrondit à l'euro, comme l'Urssaf. Selon l'Urssaf, la cotisation d'une année se calcule sur les revenus perçus deux ans plus tôt : la cotisation 2027 sur les revenus 2025 (campagne en cours).
- Hypothèse sur le plafond : le texte de loi parle du « plafond annuel de la sécurité sociale » sans dire de quelle année. L'outil utilise 48 060 € (plafond 2026, déduit d'un montant de l'Urssaf : 5 plafonds = 240 300 €), donc un abattement de 12 015 €. Aucun plafond 2027 officiel n'a été lu : la valeur 2026 est reprise. Cette valeur est affichée sous le champ du revenu. Si le plafond change, l'abattement et la cotisation changent.
- Hypothèse sur les revenus : la loi renvoie à l'article 1417 IV du Code général des impôts, dont seul le 1° a été lu (revenus nets, après règles de quotient, retenus pour l'impôt sur le revenu). L'outil applique la formule à votre revenu net converti en euros ; l'Urssaf, elle, additionne deux rubriques de sa déclaration sur les revenus d'il y a deux ans. Le résultat est donc une estimation simplifiée.
- LAMal : prime mensuelle × 12. Les primes de départ sont des hypothèses modifiables, fournies par le CTF : adulte 209,30 CHF par mois, enfant 48,10 CHF par mois (primes 2027 publiées pour l'assuré concerné). Prime de départ pour un adulte et un enfant, avec franchise annuelle de 300 CHF et quote-part de 10 % (plafonnée à 700 CHF par an). La prime réelle dépend de votre âge, de votre région de prime, du modèle d'assurance et de l'assureur. Remplacez-la par la vôtre (vous pouvez la lire sur Priminfo, le comparateur officiel de l'OFSP). Aucun assureur n'est cité.
- Conjoint et enfants : conjoint déjà couvert en France, on calcule le frontalier seul ; conjoint non couvert, sa prime LAMal est ajoutée (même prime que la vôtre, par hypothèse) ; enfants, la prime de départ d'un enfant est ajoutée pour chacun. Aucune cotisation française supplémentaire n'est ajoutée pour eux : les articles L380-3-1 IV et D380-2 désignent le frontalier comme redevable et ne prévoient pas de cotisation distincte pour les ayants droit, mais l'Urssaf fait foi.
- Hors franchise et quote-part : la franchise annuelle de 300 CHF et la quote-part de 10 % (plafonnée à 700 CHF par an) restent hors de la prime et ne sont pas ajoutées au calcul : elles dépendent de vos frais de santé. Non inclus aussi : subsides, assurances complémentaires, reste à charge après remboursement en France, impôt.
- Cas que les textes lus ne précisent pas : le cas où le revenu ne dépasse pas l'abattement (l'outil affiche 0).
- Protection des données : aucun montant ni aucune réponse n'est envoyé à un serveur ni conservé. À l'ouverture de la page, votre navigateur demande seulement le taux de référence à la BCE.
Le simulateur met côte à côte deux montants annuels. À gauche, ce que coûte la LAMal d’après une prime que vous pouvez modifier, hors franchise et quote-part. À droite, la cotisation d’assurance maladie française estimée d’après la formule de l’article D380-2 et la méthode de l’Urssaf. Un graphique montre la cotisation selon le revenu, le coût de la LAMal et le revenu à partir duquel la cotisation dépasse la prime. Il ne dit pas lequel choisir : les deux assurances ne couvrent pas les mêmes frais, ne se payent pas de la même façon et ne s’appliquent pas de la même manière à votre famille.
À qui s’adresse ce simulateur ?
Uniquement aux frontaliers suisses qui résident en France, seuls à pouvoir choisir entre la LAMal et l’assurance maladie française (CMU/CNTFS). Les personnes qui résident en Suisse sont obligatoirement affiliées à la LAMal : le simulateur ne les concerne pas. Il part de l’année 2027 et d’une année complète. Si vous êtes déjà assuré, si le délai de 3 mois est dépassé, si vous avez une autre activité ou un autre permis, le droit d’option peut ne pas s’appliquer : renseignez-vous auprès de l’administration concernée.
Le droit d’option s’exerce dans un délai de 3 mois et le choix est en principe irrévocable : avant de choisir, demandez à votre Cpam ce qui s’applique à votre situation.
Ce que les chiffres ne disent pas
Les deux colonnes ne contiennent pas le reste à charge après remboursement, les assurances complémentaires, les subsides ni le coût pour votre conjoint et vos enfants. Les soins en Suisse pour un assuré français ne sont pas décrits de la même façon par l’État de Genève, le CLEISS et l’Assurance Maladie : demandez à votre Cpam ce qui s’applique à votre situation, de préférence par écrit.
Questions fréquentes
Ce simulateur me dit-il quel choix faire ?
Non. Il met deux estimations côte à côte et ne recommande rien. Le bon choix dépend de votre santé, de votre famille, de votre budget et de votre situation. Pour un cas personnel, adressez-vous à votre Cpam, à l'Urssaf et à l'autorité de votre canton de travail.
Pourquoi parle-t-on de « CMU » ?
Le terme « CMU » est courant, mais l'Urssaf parle de cotisation d'assurance maladie des travailleurs frontaliers en Suisse, et l'Assurance Maladie d'assurance maladie française. Une réponse ministérielle de 2018 (Assemblée nationale, question écrite n° 4529) écrit que cette cotisation correspond à celle de la CMU de base qui existait auparavant.
De combien de temps dispose-t-on pour choisir ?
De 3 mois à compter du début de l'emploi en Suisse, d'une reprise d'activité après une période de chômage, d'une prise de domicile en France ou du passage au statut de pensionné (CLEISS). Sans choix dans ce délai, vous êtes assuré d'office auprès d'une assurance maladie suisse.
Peut-on changer d'avis plus tard ?
En principe non : le droit d'option ne s'exerce qu'une fois et il est irrévocable, sauf dans les cas prévus (par exemple une reprise d'activité en Suisse après une période de chômage). Mariage, naissance ou changement d'employeur sans chômage ne rouvrent pas le choix (CLEISS). Selon l'Urssaf, un salarié qui a choisi la France ne peut pas passer à l'assurance maladie suisse pendant son contrat de travail.
Pourquoi la cotisation est-elle calculée sur les revenus d'il y a deux ans ?
Selon l'Urssaf, la cotisation d'une année se calcule sur les revenus perçus deux ans plus tôt : pour la cotisation 2027, les revenus 2025 déclarés avant le 14 octobre 2026. L'article D380-2 dit « la dernière année civile pour laquelle ces revenus sont connus ». Si vos revenus baissent, la baisse est prise en compte deux ans plus tard.